Le secret du bonheur, selon Gaël Aymon

« Quand une porte sur le bonheur se ferme, une autre s’ouvre et il faut s’y engouffrer » (Gaël Aymon).

Un vœu exaucé par la bonne fée du Canopé de la Marne, Isabelle Mathieu, que cette non-rencontre * des lycéens de Chagall et des collégiennes de Verzy avec Gaël Aymon, en ce gibouleux mois de mai. On ne vous racontera pas les prémices de cet après-midi merveilleux (visite éclair  de Magalie Bossuyt,  à qui l’on doit ce fameux Défi Babelio dont nous ne parlerons pas aujourd’hui,  venue partager  quelques bulles et un repas au cours duquel il fut non-exhaustivement question d’Europe, d’Allemagne, d’Angleterre, de défis-lecture et d’auteurs fabuleux, à découvrir absolument…)

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Trêve de scène d’exposition donc, écoutons Gaël Aymon nous livrer ses recettes de sorcier de la littérature jeunesse. Écrivain depuis six ans, il nous confie n’avoir jamais rencontré l’inspiration mais, au contraire, savoir faire travailler son imagination, un muscle qu’il entretient soigneusement, ce qui lui permet d’avoir toujours un projet (voire plusieurs) en tête. De ces bonnes idées, pas toujours faites pour coexister, sortiront des contes d’un autre genre, des héros fantaisistes que l’on n’est pas prêt d’oublier et des histoires d’adolescents amoureux des filles pour de vrai ; et bon sang ça fait mal une histoire d’amour qui tourne court, aux ados comme aux hommes mûrs, aux femmes comme aux filles pas si nunuches qu’on voudrait nous le faire croire. C’est dit sans détour, avec finesse et un regard lucide, plein d’humanité.

Alors, comment devient-on auteur pour adolescents de 7 mois à 177 ans ? Comment imite-t-on si aisément le ton de ces adultes en devenir qu’on croirait, comme le souligne Lucie,  « que vous êtes dans notre tête car c’est comme ça qu’on parle » ? Rien de facile là-dedans : il faut écrire, réécrire, raturer son brouillon et assembler  dialogues et séquences narratives pour qu’au final tout sonne vrai à l’oreille du lecteur. Et cela fonctionne si bien que Sofiane et Laura, Yanis et Camille semblent être nos frères et sœurs ! Une fois le roman refermé, ils nous accompagneront encore longtemps. Des contraintes associées à son métier d’écrivain, Gaël nous dévoile l’obligation de négocier avec les éditeurs et de respecter des délais d’écriture ;  d’envoyer de nombreux mails qui restent souvent sans réponse ; de tenir un blog (captivant bien sûr) et d’être très présent sur les réseaux sociaux (activité chronophage s’il en est !) Il écrit chez lui mais aussi (et peut-être surtout) dans ces trains qu’il prend pour aller à la rencontre de ses lecteurs, de ses confrères aussi lors de Salons du livre. Si écrire n’est pas une passion pour lui qui, enfant, lisait très peu, c’est ce qui le fait vivre exclusivement depuis deux ans. « Quand une porte sur le bonheur se ferme, une autre s’ouvre et il faut s’y engouffrer », nous confie-t-il. L’écriture fut pour lui cette échappatoire, ce renouveau après une difficile expérience dans le milieu du cinéma et de la production télévisée.

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Après un voyage en images au musée d’Orsay et dans les rues de Paris, pour évoquer la façon dont il créa l’univers de Laura, l’adolescente de Ma Réputation, l’auteur se fait lecteur et nous dévoile un extrait de son prochain roman Golden Valley. De ce cadeau inespéré, on garde la furieuse envie de dévorer sans plus attendre cette histoire d’amour avec de vrais morceaux de sexe à l’intérieur. Hélas, il faudra pour cela patienter encore jusqu’au mois de septembre, date de parution prévue pour cet opus. Cet après-midi magique se termine au CDI par un échange entre collégiennes et lycéens, et une séance de dédicaces d’un écrivain dont on sait (et l’on s’en félicite) qu’il ne fera jamais partie des auteurs vieillesse.

Un grand Merci donc à Gaël et Isabelle, à Laurianne, à Magalie et à Céline, pour ce rêve éveillé, ce trop bref moment de bonheur partagé, aux couleurs roses de Reims.

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Photo-souvenir publiée par Gaël Aymon sur Instagram le 12 mai 2016.

*non-rencontre: rencontre qui n’aurait pas dû avoir lieu et au cours de laquelle des élèves de CE1 se transforment en collégiennes et lycéens.

De Gaël Aymon, à lire, à relire, à offrir :

Contes d’un autre genre, Talents Hauts, 2011

Ma Réputation, Actes Sud Junior, 2013

Oublier Camille, Actes Sud Junior, 2014

Les héros oubliés, saga en 2 tomes :

Tome 1 : Aux portes de l’oubli, Actes Sud Junior, 2015

Tome 2 : Les maîtres, Actes Sud Junior, 2016

Golden Valley, Gallimard Jeunesse, Scripto, 2016.

Retrouvez l’univers de Gaël Aymon et toutes ses publications sur son blog : http://gaelaymon.com/

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